Ou plutôt une soumission?

  •  Le mot soumission décrit un rapport entre deux personnes dont l'une ordonne et l'autre obéit. C'est une disposition à accepter la dépendance.

1. Introduction 

 

           Le conformisme serait-il plutôt une soumission ? La question peut se poser dans de nombreux esprits tels que pour Stanley Milgram, psychologue social américain, principalement connu par l’expérience de Milgram sur la soumission de l’autorité effectuée en 1963. Elle mesure les limites de l’obéïssance à l’autorité. Ainsi que pour Salomon Asch, polonais, qui vécu entre 1907 et 1996. Il fut un psychologue social connu pour ses expériences comme celle sur le conformisme en 1956. Dans notre projet, on va s’intéresser seulement à la célèbre expérience de Asch qui consiste à mettre en évidence le processus de conformité.

 

2. Voici l’expérience :

 

         L’astuce est de proposer aux sujets une tâche simple consistant à désigner parmi trois lignes de longueurs différentes, celle qui est égale à une ligne témoin. Les différences entre la ligne témoin et les autres lignes en présence sont en moyenne de 2,5 cm ; ce qui est parfaitement discriminable.
Le groupe est composé de 8 personnes et à chaque essai, tous les sujets communiquent les uns après les autres et à voix haute leur réponse, selon un même ordre (en commencant par la gauche). Or pour contrôler le cadre de l’expérience de Asch, on introduit au sein du groupe 7 "compères", qui ont reçu pour consigne de tous répondre de façon erronée à 12 essais identifiés par avance sur les 18 essais prévus. L’erreur pouvant être absolument aberrante : jusqu’à 5 cm !!! Ainsi la pression est directement dirigée sur l’estimation du seul sujet « naïf » de l’expérience. 
Comment ce dernier va-t-il réagir ? 
        Tous les résultats montrent que le tiers des réponses du sujet naïf sont erronées et s’alignent sur les réponses communiquées par le groupe ! C'est-à-dire qu’à l’évidence le sujet naïf a communiqué des réponses qu’il savait fausses. Il s’est conformé au groupe afin d’éviter l’isolement.

 

Pour démontrer que le conformisme serait une soumission, nous avons décidé de faire notre propre expérience inspirée de celle de Salomon ASCH...  

 

3. Explication de notre expérience : 

 
         L'expérience consiste à proposer une série de trois dessins de différentes tailles au groupe composé de douze personnes agées d'environ 18 ans dont dix complices et deux naïfs. Avant l'expérience, nous avons pris soin d'expliquer le concept aux complices pour que les naïfs ne se doutent de rien. Chacun à leur tour, ils répondront une mauvaise réponse.
Le but de l'expérience est donc de voir si la pression du groupe est assez "forte" pour agir sur la décision des "naïfs" c'est à dire de voir si les naïfs seraient soumis au groupe ou si au contraire ils assumeraient leur décision.

 

4. Résultat obtenu :

 

         Sur les réponses de nos sujets, 1/3 des réponses se conformaient aux complices qui répondaient des mauvaises réponses. On constatait tout au long de l'expérience que les sujets étaient perturbés et n'osaient pas se diférencier des autres. Par la pression du groupe, ils étaient aménés à dire que le dessin visiblement le plus petit était le plus grand de la série. 

       Comme dans l'expérience de Salomon Asch, cette expérience démontre le pouvoir du conformisme sur un individu dans un groupe.

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